L’éducation contribue à la réduction des inégalités. D’après les données de l’ONU collectées dans 114 pays sur 20 ans, toute année supplémentaire d’enseignement est associée à une réduction du coefficient de Gini, un indicateur synthétique d’inégalité de richesses, de 1,4 points de pourcentage. Plus de la moitié des enfants qui ne sont pas inscrits à l’école vivent en Afrique subsaharienne, soit environ 30 millions d’enfants privés d’éducation de base. Comment les transferts d’argent de la diaspora contribuent-ils à financer l’éducation de base ?

L’impact social des transferts d’argent dans l’éducation

Une large littérature sur l’impact économique des transferts de fonds des migrants sur leur pays d’origine existe, mais les études relatives à l’impact social de ces transferts, notamment sur leurs enfants, sont beaucoup moins nombreuses, en particulier lorsqu’il s’agit de l’impact sur l’éducation, qu’il soit positif ou négatif. De manière générale, l’impact des transferts est considéré comme positif dans la plupart des études, qu’ils soient réalisés en numéraire ou en nature. Les revenus transférés permettent un meilleur accès des enfants à l’école et de meilleurs résultats scolaires.

Une étude de l’OECD au nivau mondial, a permis de mettre en évidence le fait que les ménages recevant des transferts de fonds investissent souvent davantage dans l’éducation. Les transferts de fonds peuvent alléger les contraintes de crédit sur les ménages et stimuler les investissements dans l’éducation. Au Cameroun par exemple, une étude conclu que Les ménages récipiendaires des transferts ont ainsi tendance à les considérer comme un revenu transitoire qui est davantage consacré à l’investissent qu’à la consommation. Cette étude est en phase avec la théorie du revenu permanent selon laquelle la propension marginale à investir des revenus transitoires (tels que les transferts) est plus élevée que la propension à investir des revenus permanents (tels que les salaires).

L’incroyable manque à gagner lié aux frais de transfert d’argent

D’après un rapport de l’Africa Progress Panel, les grands opérateurs de transfert d’argent et les banques Africaines surfacturent les Africains. La réduction des frais de transfert d’argent en Afrique subsaharienne permettrait de générer près de 1,8 milliards de dollars d’économies pour le continent chaque année. Ce montant permettrait pratiquement de financer l’éducation de base de 14 millions d’enfants, soit près de la moitié des enfants non scolarisés.

Un engagement des diasporas Africaines et de groupes plus larges de la société civile pour mettre le sujet des transferts d’argent au centre de l’agenda de développement contribuerait à récupérer ce manque à gagner. L’intérêt publique représenté par les diasporas Africaines et les bénéficiaires de transferts d’argent devrait être placé au dessus des intérêts commerciaux des grands opérateurs de transfert d’argent et des banques par les régulateurs.

A propos de Kamix

Kamix est un Prestataire de Services sur Actifs Numériques enregistré en France par l’Autorité des Marchés Financiers sous le numéro E2021-018. Kamix a développé le 1er service de transfert d’argent avec 0% frais de commission depuis la diaspora Camerounaise en Europe vers le Cameroun. Le Service Kamix devrait être rendu disponible pour d’autres destinations en Afrique Centrale et de l’Ouest dans les prochains mois. D’après la Banque Mondiale, l’Afrique perdrait chaque année près de 2 milliards de dollars en frais de transfert d’argent. La mission de Kamix est en ligne avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies visant à réduire les frais de transfert d’argent sur le continent. Ces transferts représentent en effet un principal levier de développement économique et social, près du double de l’aide publique au développement.